Pour l’amateur débutant souhaitant acquérir un premier instrument astronomique, le choix est toujours compliqué : il existe une multitude de possibilités et, malheureusement, un instrument n’est jamais totalement polyvalent, ne permettant pas toujours de répondre aux attentes de l’acquéreur.

La plupart des instruments astronomiques excellent en réalité dans des champs d’application relativement restreints. Le cercle Olympus Mons dispose donc d’une large panoplie d’instruments différents allant de la « simple » paire de jumelles au télescope de Dobson à très large diamètre. Nous vous présentons le matériel optique et quelques montures du cercle Olympus Mons.

Printemps des Sciences

Présentation du matériel lors du printemps des Sciences, Lotto Mons expo

Les jumelles

La paire de jumelles est généralement le premier instrument qu’acquiert un astronome amateur… Et souvent, il la conserve à vie ! C’est un instrument facile à utiliser, facile à transporter, et qui offre un confort d’utilisation très appréciable (vision stéréoscopique, large champ, champ « droit » …).

Il en existe de toutes les tailles, allant des « yeux de hibou » (2×42) aux imposantes jumelles astronomiques à fort grossissement. Mais les jumelles « traditionnelles » (10×50) offrent déjà de belles opportunités d’observation de la Lune, de Jupiter et ses satellites, de quelques comètes, d’amas stellaires ou encore de la Voie Lactée. En plus de ce modèle standard, plusieurs versions « exotiques » de paires de jumelles sont utilisées par les membres du cercle Olympus Mons.

  • Vixen 2×42
  • Jumelles 25×100

Une monture Orion Paragon-Plus est aussi disponible pour supporter les paires de jumelles les plus massives, rendant leur utilisation encore plus agréable.

Jumelles Orion

Jumelles Orion

Les télescopes

Idéalement, les télescopes doivent être capables de collecter les moindres petits grains de lumière qui nous parviennent des confins de l’univers. On les compare donc souvent à de véritables « entonnoirs à photons ». En toute logique, plus cet entonnoir est gros (plus le diamètre de l’instrument est important), plus il est efficace pour observer les objets lointains et peu lumineux.

L’importance du diamètre ne concerne cependant pas que la clarté des objets observés. Avec le diamètre, augmente aussi le pouvoir de résolution de l’instrument : plus un télescope est ouvert, plus il devient capable de « séparer » des objets ou des structures très rapprochés et plus l’image perçue gagne en finesse. Et de ce pouvoir séparateur découle forcément la capacité de l’instrument à observer un objet avec un fort grossissement. Grossir une tache floue mal définie n’aura en effet aucun intérêt !

On l’aura compris, le diamètre est une des caractéristiques fondamentales d’un télescope.

Les lunettes astronomiques

Historiquement, les lunettes astronomiques (ou réfracteurs) sont les premiers instruments optiques utilisés en astronomie. La conception de ces instruments a peu évolué depuis la lunette de Kepler. En revanche, l’utilisation de groupes de lentilles et l’amélioration de la qualité du verre utilisé ont permis d’atteindre des niveaux de performances optiques exceptionnelles. Si bien qu’aujourd’hui, les lunettes de qualités (apochromatiques, APO) figurent parmi les instruments qui offrent les meilleurs rapports performance/diamètre.

À l’usage, les lunettes seront surtout appréciables pour l’observation d’objets brillants comme les planètes, la lune et le soleil (avec filtres ou protections adaptées !).

Olympus Mons

Lunettes pour observer le Soleil : Lunt 152 mm et Equinox 120 de Skywatcher

Cependant, la fabrication de lentilles de qualité est très coûteuse et le diamètre offert par ces instruments reste, somme toute, limité. La lunette astronomique n’est donc généralement pas adaptée à l’observation du ciel profond, c’est-à-dire l’observation de tous les objets peu lumineux tels que les galaxies et nébuleuses. Néanmoins, leur encombrement réduit, leur légèreté, leur stabilité (pas de collimation ni de mise en température requises) et leurs performances en font des instruments particulièrement appréciés en astrophotographie, surtout pour le ciel profond.

IC434 Olympus Mons

Nébuleuses de la tête de Cheval et de la flamme; crédit Quentin Demeur

Olympus Mons dispose d’une « gamme étendue » de lunettes allant de 40 à 152mm d’ouverture et dont certaines sont exclusivement dédiées à l’observation du soleil.

  • Coronado ST40 PST (H-alpha et Ca-K)
  • Lunt LS60T
  • LuntLS152T (H-alpha)
  • Lunette 66ED f/6
  • Lunette 80ED f/6
  • Skywatcher Equinox 120ED f/7.5
Olympus Mons Pass

Observation du Soleil au PASS (Frameries) avec les lunettes LUNT 152 Ha et Equinox 120

Les « télescopes » (réflecteurs)

La seconde catégorie de télescopes, les réflecteurs (que l’on qualifie de « télescopes » en français courant) ne reposent pas sur l’utilisation exclusive de lentilles, mais sur un ensemble de miroirs. La production de miroirs étant bien moins onéreuse que celle de lentilles, il est possible ici d’atteindre de très grands diamètres et donc des instruments extrêmement puissants, redoutables aussi bien pour l’observation du ciel profond que pour l’observation des planètes.

Il existe différentes formules optiques chez les réflecteurs. Le télescope de type Newton est l’un des plus courants et des plus simples dans sa conception. C’est aussi la formule optique la plus lumineuse, mais aussi la plus abordable ! Il n’est donc pas rare de croiser des amateurs « armés » de très gros Newton allant jusque 400, voire 500 mm. Mais dès 150 mm, ces instruments sont excellents pour l’observation du ciel profond.

Le Newton n’est cependant pas parfait et l’une de ses contraintes est son encombrement. D’autres formules optiques permettent d’accéder à de très longues focales avec des miroirs de grand diamètre, tout en conservant un format compact. C’est le cas des Schmidt-Cassegrain et des Maksutov-Cassegrain. Ces instruments sont généralement moins lumineux que les Newton mais offrent des possibilités de grossissement très importantes qui sont appréciées en observation planétaire.

PST Olympus Mons

PST fixé sur un télescope Schmidt-Cassegrain Meade

Ces différents types de télescopes sont régulièrement utilisés pas le cercle Olympus Mons, que ce soit lors d’observations diurnes (il est passible de compléter ces instruments par des filtres spéciaux pour regarder le Soleil) ou nocturnes, et aussi bien lors des Sélénites (observation de la Lune) que lors de sessions d’observation du ciel profond.

  • Newton Orion 8″ (203 mm) f/5
  • Newton 250 mm f/5 UTC
  • Newton 410 mm f/5 (Dobson)
  • Newton 200 mm réalisé par l’atelier d’optique du Cercle (Dobson)
  • Maksutov-Cassegrain Skywatcher 180 mm f/15
  • Schmidt-Cassegrain Celestron 8″ (203 mm) f/10
  • Schmidt-Cassegrain Meade LX200 10″ (254 mm) f/10

Dobson Olympus Mons

Les oculaires et accessoires

Pour être utilisé en observation, un télescope complet est fondamentalement composé d’un objectif (le tube optique, que ce soit une lunette ou un télescope à miroirs) et d’un oculaire dans lequel on regarde. Cet oculaire sert en quelque sorte de loupe et permet d’agrandir plus ou moins l’image formée par l’objectif. Sans entrer dans le détail, il en existe aussi une multitude, se différenciant notamment en matière de focale. Plus la focale est courte, plus le grossissement est important. Il est possible d’y adjoindre différents filtres permettant de réduire la luminosité d’un objet (comme la Lune par exemple, qui est extrêmement brillante), d’augmenter les contrastes, ou encore de sélectionner certaines longueurs d’onde.

Il est aussi possible de combiner ces objectifs à une lentille de Barlow. Cet accessoire permet de multiplier le grossissement final de l’instrument (2x, 3x, 5x … selon la lentille de Barlow utilisée). Cependant, ce grossissement se fait au détriment de la luminosité de l’image perçue. L’usage de telles lentilles est donc généralement réservé à l’observation d’objets lumineux tels que les planètes ou la Lune.

La tête binoculaire est aussi un accessoire apprécié. Elle augmente considérablement le confort d’utilisation et offre une saisissante impression de relief.Elle fait d’ailleurs toujours son petit effet en observation !

Une large collection d’oculaires, filtres et autres accessoires sont bien entendu utilisés par les membres du cercle.

Les montures

La monture d’un télescope est la structure qui le soutient et le rend mobile. Il en existe deux principaux types.

La monture équatoriale est la plus adaptée à l’astronomie. Une fois correctement paramétrée (« mise en station »), elle est orientée parallèlement à l’axe de rotation de la Terre. Elle permet alors de facilement suivre l’objet observé en compensant directement le mouvement de rotation de la Terre.

Monture equatoriale

Lunette Equinox 120 et Prism de Herschel sur monture équatoriale Célestron CGEM

La monture altazimutale est la plus simple à utiliser. Elle repose sur l’utilisation des deux axes de rotation (altitude et azimut) permettant de pointer un objet de manière naturelle et tout à fait intuitive. En revanche, le suivi de l’astre observé est un peu plus compliqué puisque, cette fois-ci, le mouvement de rotation de la Terre doit être compensé sur deux axes.

Il existe une version sommaire de la monture altazimutale particulièrement adaptée aux Newton de gros diamètre : la monture « Dobson ». C’est la monture la plus simple, la plus économique et la plus facile d’emploi : il suffit de pousser le télescope dans la direction désirée.

Toutes ces montures peuvent être motorisées pour rendre le suivi des objets observés totalement automatique. Elles peuvent aussi être couplées à un système de pointage permettant de commander la monture et d’orienter automatiquement le télescope en direction de cibles préenregistrées.

Ces différents types de montures sont utilisés au sein du cercle Olympus Mons:

  • Skywatcher HEQ-5/AZ-EQ-5 Pro
  • Skywatcher EQ-6 SynTrek
  • Skywatcher EQ6 Pro
  • Skywatcher AZ-EQ-6 Pro
  • Skywatcher StarAdventurer
  • Skywatcher StarAdventurerMini
  • Vixen Sphinx SXD
  • Celestron CGEM
  • Dobson (Newton 200 mm et 410 mm)

Depuis peu, le cercle dispose aussi d’une monture altazimutale spécialement configurée pour permettre aux personnes à mobilité réduite de profiter des joies de l’observation.

Les caméras, les spectrographes

Enfin, le cercle dispose également de toute une série d’instruments liés à ses activités scientifiques réalisées hors observations. C’est notamment le cas pour la spectroscopie et l’astrophotographie.

Sans entrer dans les détails techniques, différents types de caméras astronomiques sont utilisées par le cercle. Elles sont des instruments indispensables à ces deux disciplines, que ce soit pour la prise de vue proprement dite ou l’autoguidage des instruments permettant d’atteindre des temps de poses très longs.

Jupiter Olympus Mons

Images de Jupiter, 17 septembre 2010, crédits Giuseppe Monachino

Le cercle réalise aussi des spectres de qualité scientifique avec un spectrographe Alpy 600 et un spectrographe haute résolution LHires III, qui permettent en particulier d’étudier la vie des étoiles, des nébuleuses planétaires, de suivre des étoiles variables comme les binaires à éclipses ou un phénomène de type nova.

Soleil Alpy 600

Spectre du Soleil à basse résolution (Alpy 600, Shelyak Instruments)

Spectre du Soleil à haute résolution (LHires III, Shelyak Instruments) au voisinage de la raie d’hydrogène H alpha

Téléphone : +32 65 37 38 40
Mail : astronomie@umons.ac.be
UMONS, 24, Avenue du Champ de Mars
Bât 6, 7000 Mons