J’ai vu les étoiles filantes sous les nuages…

Instal­la­tion technique

Samedi 21H. Quelques voitures s’arrêtent chez les Mon­tag­nards. Dans la cour, une car­a­vane et une grande antenne. Pénom­bre. Petits spots. Crachin.
Une soirée polar ?
Polar pour Polaris ?
Polaris pour Ciel.
Ciel pour étoiles filantes.
Mais des nuages denses masquent le spec­ta­cle des étoiles filantes, pour­tant annon­cées comme l’évènement du siè­cle tant leur fréquence fris­eraient les 600 par heure…
Dés­espoir ?
Non.

Grande joie soudaine de « voir » ces météroïdes, et qui plus est, d’entendre leurs bref sif­fle­ments, par­fois plus lan­goureux, tou­jours plus attrac­t­ifs, comme le chant des sirènes.
Qui sont ces « drôles » à se réjouir et partager des « Hooo », des « encore une », des éclats de rires sonores ?
Vous les con­nais­sez : Le Prési­dent Francesco, Clau­dio, Christophe, Gauthier, Joël, et Pierre dans sa tenue de Spaceman…

Rassem­blés autour d’un écran, comme un radar, qui affiche les entrées de ces fameuses Dra­conides dans l’ionosphère.
Et oui, une soirée qui les tint jusqu’à minuit, pour les relacher, grisés et rêveurs, vers leur domi­cile, réveil­lant cer­taine­ment leur com­pagne pour annon­cer leurs délires face à la nature bouillonnante.
Les voisins nous ont ques­tionné le lende­main. Incroy­able disaient-ils.
Quoi ? Un radar ?

antenne home made (50MHz)

Antenne home made (50MHz)

Le radar : une instal­la­tion typ­ique du pro­jet Brams, copie de l’installation de l’UMONS, fab­riquée entière­ment par le fou de l’espace. Antenne mai­son, préam­pli VHF, récep­teur AR3000 (qui sera rem­placé bien­tôt par l’ICOM R75, frère de celui qui ron­ronne dans l’ex-bureau d’Olympus Mons au deux­ième étage du bâti­ment Six), ordi­na­teur garni du Spec­trum Lab, divin logi­ciel réal­isa­teur de ces images ani­mées, et dis­pen­sa­teur de ces déli­cieuses ondes sonores qui ont bercé cette soirée.

Déjà très présentes – Raies verticales – Epsilons et… avions !

Bref. Et cha­cun d’y aller sur les inter­pré­ta­tions de ces graphismes cabal­is­tiques, des courbes plus ou moins arrondies du pas­sage des aéronefs, non souhaités. On est pas par­venus à met­tre en grève les aigu­illeurs du ciel pour cette nuit !!!

Vers 22 heures, le pic.

Et tout cela dans une franche ambiance de con­spir­a­teurs, de cama­raderie, comp­tant par­fois la fréquence de pas­sage qui s’est élevée entre 250 et 300 « bips » par heure ; heures ponc­tuées par des douceurs prin­cières et divers breuvages dont cer­taine avait fait le voy­age de la Gironde, et apportées par ces nou­veaux Mages en quête de nou­velles étoiles. Merci à vous, amis d’Olympus, d’avoir fait de cette car­a­vane une auberge espag­nole, un samedi soir sur la terre. (Cabrel)

Bal­ayées les frus­tra­tions de ne pas les avoir vues, mais nour­ris de leur présence tridi­men­sion­nelle (image et son) con­stante durant ces quelques heures, nous sommes par­tis rejoin­dre Mor­phée, ou.…Nelly ?
Merci Mar­coni et les autres de nous avoir per­mis ces bon­heurs essentiels.

Pier­re M., Mon­tig­nies, le 9 octo­bre 2011

Téléphone : +32 65 37 38 40
Mail : astronomie@umons.ac.be
UMONS, 24, Avenue du Champ de Mars
Bât 6, 7000 Mons