« Le ciel étoilé fait par­tie inté­grante du pat­ri­moine mon­dial à préserver » (UNESCO – 1992)

Le 16 octo­bre 2010, pour la 3e fois, était organ­isée la Nuit de l’Obscurité, événe­ment mis en place par les astronomes ama­teurs et les nat­u­ral­istes pour sen­si­biliser le pub­lic au prob­lème peu connu de la pol­lu­tion lumineuse. C’est dans ce con­texte que notre Cer­cle d’Astronomie accueil­lait gra­tu­ite­ment le pub­lic dès 20 h au Jardin Géologique à Obourg. Au pro­gramme : pro­jec­tion per­ma­nente sur le phénomène de la pol­lu­tion lumineuse et de ses mul­ti­ples con­séquences, séances de plané­tar­ium, décou­vertes de météorites, obser­va­tion du ciel à l’œil nu et aux instru­ments, etc. Un tout grand merci aux col­lègues de l’asbl Mai­son des Sci­ences de la Vie et de la Terre de nous avoir accueilli !

Echos de la mini-expo Pol­lu­tion lumineuse, ani­mée par Pierre et Gautier :

Une expo­si­tion réal­isée par Pierre M et con­tenant 16 pan­neaux A3 expli­quant une large par­tie des prob­lèmes de pol­lu­tion lumineuse était instal­lée dans un local joux­tant la grande salle. Merci à Pierre D pour son aide tech­nique à l’installation et au démon­tage ! Der­rière le Plané­tar­ium, Pierre M et Gau­thier accom­pa­g­naient de leurs com­men­taires une instal­la­tion de pro­jec­tion video qui per­me­t­tait à un pub­lic famil­ial de voir défiler sur grand écran un présen­ta­tion de 20 min­utes analysant tous les aspects spé­ci­fiques de la prob­lé­ma­tique de la lumière, tant sur le plan humain que sur la faune et la flore, l’astronomie, les économies d’énergie et les bud­gets publics, etc.
Une forte den­sité d’informations exigeait une con­cen­tra­tion soutenue de la part des spec­ta­teurs, en témoigne la photo. Merci à Sylvie pour sa remar­quable effi­cac­ité dans la logis­tique de ces activités.

L’avis de notre guide lunaire, Giuseppe :

Bilan posi­tif pour la pre­mière sélénite de la sai­son (eh oui, cette Nuit de l’Obscurité était aussi une Sélénite !), et pour­tant ce n’était pas gagné d’avance ! La météo capricieuse nous a fait douter en début de soirée, le ciel étant com­plète­ment cou­vert. De temps en temps la Lune et Jupiter pou­vaient être vus de manière furtive à l’occasion d’une (petite) éclair­cie. Et puis, la cou­ver­ture nuageuse a com­mencé à se morceler pour nous offrir un ciel dégagé. Trois instru­ments étaient de sor­tie : la lunette Equinox 120 du Cer­cle pointée sur la Lune, le Mak 180 dirigé sur Jupiter et les jumelles qui ont per­mis aux per­son­nes présentes d’observer les satel­lites joviens et la comète du moment : Hart­ley 2. Les images étaient assez bonnes à l’oculaire, le pub­lic a pu observer sans trop de dif­fi­culté le pas­sage de l’ombre de Ganymède sur la planète et la grande tache rouge.

Un jeune garçon qui venait de faire une présen­ta­tion sco­laire sur Jupiter a observé pour la pre­mière fois au téle­scope la planète, et a pu ainsi faire le lien entre la théorie et une obser­va­tion. Il est même venu accom­pa­gné de quelques copains de classe pour leur faire décou­vrir la plus grosse planète du Sys­tème solaire au téle­scope !

Cette démarche est un des aspects les plus grat­i­fi­ants de l’observation astronomique en ama­teur, il est tou­jours agréable de voir une belle image plané­taire prise par un téle­scope pro­fes­sion­nel ou une sonde spa­tiale mais cela n’est rien par rap­port au plaisir de l’observation « en direct » d’un astre.

La Lune quant à elle présen­tait une phase gibbeuse où l’on à pu observer quelques unes des for­ma­tions les plus célèbres comme les Appenins ou le Mur droit. Au total la séance d’observation aura duré à peu près 1h30 et toutes les per­son­nes présentes ont pu jeter un oeil à l’oculaire, certain(e)s ont même eu le priv­ilège de repasser plusieurs fois der­rière les instru­ments 🙂 .

Et le pro­gramme d’observation lunaire ? Une fois n’est pas cou­tume, il n’a pas été suivi. Dans le cadre de la nuit de l’obscurité il est aussi impor­tant de mon­trer qu’un ciel, même pas par­faite­ment noir, peut être une source de con­tem­pla­tion insoupçon­née. “

L’avis de Joël bavais, aux com­man­des de la lunette de 120 mm équipé de la caméra DMK :

Pour cette Nuit de l’Obscurité 2010, nous avions con­venu d’utiliser la lunette Equinoxe 120/900 et diverses caméras afin de pro­jeter sur un grand écran des images live de la Lune, Jupiter, Uranus et quelques objets du ciel pro­fond comme M31 & 32 (galax­ies), M15 (amas glob­u­laire), Dou­ble Amas (amas ouverts), M27 (nébuleuse plané­taire), ainsi que la faible comète P103/Hartley2. Seule­ment voilà, un ciel cou­vert en début d’observation, vers 20H30, ainsi qu’un vent par­fois soutenu ne nous a pas per­mis d’installer le grand écran. Notre patience s’est vu toute­fois récom­pen­sée lorsque petit à petit les nuages se sont déchirés, nous don­nant par­fois même de longues fenêtres d’observation. Et donc nous avons tout de même pu observer une Lune gibbeuse de 9 jours et illu­minée à près de 69%. Cela tout d’abord à l’oculaire de l’Equinoxe, et par la suite sur l’écran d’un portable car nous avions placé une caméra DMK à la place de l’oculaire. Un bon nom­bre de per­son­nes ont ainsi pu observer notre « voi­sine » qui nous offrait beau­coup de détails le long du ter­mi­na­teur lunaire comme par exem­ple : Clav­ius, Tycho, Erathostenes, Archimèdes, Pla­ton…

L’avis de Francesco, aux com­man­des du Starlab :

Deux séances de plané­tar­ium ont été organ­isées, la pre­mière étant par­ti­c­ulière­ment bondée ! Ambiance très con­viviale et famil­iale… les par­tic­i­pants ont été frap­pés de la com­para­i­son entre le ciel vis­i­ble depuis un cen­tre ville et le ciel idéal que nous devri­ons voir les nuits sans Lune… Mis­sion accom­plie donc ! Au total, ce sont près de cinquante per­son­nes qui se sont instal­lées sous le dôme pour une balade à la fois astronomique, his­torique et mythologique… On s’est bien amusé ! Jamais aupar­a­vant, le Plané­tar­ium n’avait été installé entre un T-Rex et un mosasaure !!! A la sor­tie de la dernière séance, les plus courageux qui ont encore eu le courage d’attendre, ont pu admirer en vrai Jupiter, les Pléi­ades, les Hyades au tra­vers d’une belle grande éclair­cie…

Des nou­velles du stand Météorites de Christophe

Christophe a pu mon­trer quelques-uns de ses mer­veilleux cail­loux célestes… l’endroit s’y prê­tait par­ti­c­ulière­ment, puisque nous étions au jardin… géologique !

A l’année prochaine !

Voici quelques pho­tos d’ambiance prises par Pierre Dieu & Pierre Meurisse, ainsi que deux coupures de presse (cliquez dessus pour les agrandir) :

Téléphone : +32 65 37 38 40
Mail : astronomie@umons.ac.be
UMONS, 24, Avenue du Champ de Mars
Bât 6, 7000 Mons